Chartreuse Dynamique

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Arcabas et les Jeux Olympiques; Un retour de cinquante ans...

Publié le 10 Mars 2018 par Chartreuse Dynamique in Infos diverses

C'est un souvenir, un vieux souvenir, qu'on aurait presque oublié puisqu'il date d'un demi siècle, que nous proposons de raviver. Si on regarde d'un peu près, il est signé Jean-Marie Pirot et non pas Arcabas, en face des anneaux olympiques. Nous étions en 1968 au beau milieu de l'hiver, et le centre de l'actualité mondiale était... Grenoble. Le comité d'organisation des Jeux Olympiques a missionné Arcabas pour la réalisation d'une affiche sur l'événement.

 

 

D'une grande sobriété, le sport y est (presque) oublié, associant aux anneaux olympiques les messages de paix en plusieurs langues et leur symbole universel, la colombe de la paix.

Les jeux d'hiver de Grenoble allaient être suivis quelques mois plus tard par ceux d'été à Mexico. A cette époque, les jeux d'été et d'hiver se déroulaient tous deux la même année. Cette organisation a pris fin en 1992 après les jeux d'Albertville et ceux de Barcelone. Depuis, les jeux d'été et d'hiver alternent tous les deux ans et c'est Lillehammer en Norvège qui a inauguré cette nouvelle organisation en 1994.

Arcabas avait bien compris ce que véhiculaient les Jeux Olympiques à travers le sport, cette discipline qui a la faculté à la fois d'affronter les hommes parfois très durement, et de les réunir indépendamment de la couleur de leur peau, de leur religion et de la politique de leur pays. Ce n'est pas toujours facile, les deux Allemagnes ont défilé séparément pour la première fois à Grenoble, et les jeux de Mexico, la même année, ont marqué l'histoire de l'olympisme. Après un massacre d'étudiants dix jours seulement avant l'ouverture des jeux, des athlètes Américains ont envoyé un puissant message anti raciste sur le podium lors d'un triplet olympique sur l'épreuve du 400 mètres.

On ne peut oublier non plus la sanglante prise d'otages 4 ans plus tard à Munich, et la destruction de Sarajevo 8 ans seulement après les jeux de 1984. La liste serait longue pour montrer que la paix n'est pas un long fleuve tranquille. Mais les valeurs olympiques sont tenaces et rien ne semble pouvoir les arrêter.

Les jeux actuels de Pyeongchang, dans une péninsule officiellement en guerre, ont réuni deux pays qui se déchirent depuis plus d'un demi siècle, côte à côte et sous une même bannière, celle de la Corée réunifiée. Un symbole d'une force inouïe, omniprésent pendant toute la durée des jeux, et qui, d'après les dernières actualités mondiales, pourrait aboutir bientôt à une paix tant souhaitée. 

 

 

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